Bâle, Fondation Beyeler. Bacon-Giacometti. 4 juin 2018

Un accrochage d’une beauté à couper le souffle! L’association de deux monstres, rencontre d’ailleurs plutôt surprenante. Mais les oeuvres, une centaine, sont lumineuses, effrayantes, d’un réalisme « idéalisé » sidérant. Un terrible match, à la vie, à la mort.

 

Impossible de ne pas se voir, regardant. Tous les tableaux de Bacon sont sous verre. On est au plus près de la nurse hurlante d’Eisenstein, de ses tripes d’écorchée.

Chagall 1911-1919 Kunstmuseum Bâle. 17 janvier

Les fiévreuses années de création, sans doute les plus intéressantes de l’oeuvre de Chagall, entre Vitebsk et Paris. Découverte d’oeuvres splendides issues de collections particulières pour certaines. Les photographies de Solomon Judowin (1912-1914) et de Roman Vishniac, extraordinaire personnalité (années 30), illustrent  l’épouvantable vie des juifs avant l’holocauste.

Petit portrait délicat d’Apollinaire et Cendrars, 1911, étude pour Adam et Eve, 1911-1912…

A Bâle, les 21 et 22 janvier. Der Blaue Reiter, Monet et…

A la Fondation Beyeler, l’exposition « Der blaue Reiter », est époustouflante de puissance colorée et émotionnelle. Ces années enfiévrées de recherches à Murnau sont exceptionnelles. Comme toujours dans ce merveilleux environnement de la fondation, l’accrochage est parfait et l’on comprend tout. On nous a imposé une guide suisse qui me permet le dialogue et tout cela fonctionne parfaitement. Nous profitons du vernissage happy fews de l’exposition Monet, pour nous y faufiler. Monet est d’un pâle et d’un ennuyeux après les flamboyants Kandinsky, Marc et compagnie! Aïe, il aurait été judicieux de commencer par lui.

Musée Tinguely: nous sommes des enfants ravis.

Kunstmuseum: les collections permanentes sont tellement riches!! Exposition Pollock: les débuts. Intéressante. Mais nous sommes pressés par le temps. Train de retour oblige. 

La nouvelle aile du Kunstmuseum à Bâle

Construite par les architectes bâlois Christ & Gantenbein, elle a été inaugurée le 15 avril. C’est une sorte de mausolée, d’une rigueur implacable, un bunker, un coffre-fort.  Aucun ornement, selon les préceptes d’Adolf Loos. Quelques baies vitrées, comme des tableaux,  nous rappellent le monde extérieur. Les espaces sont immenses et paraissent vides. Tout le grand art contemporain est là, même si les oeuvres semblent bien perdues et dérisoires, des « vanités » à la protestante, dans ce palais gris, acier, marbre et béton. Voici mes photos. Je vous y emmènerai…

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