Au musée de l’armée, le 26 mars. Concert

Henri Dutilleux, « Sonatine pour flûte et piano »

Maurice Ravel, « Sonate en ut majeur pour violon et violoncelle »

Franz Doppler, « Duettino sur des motifs américains pour flûte, violon et piano, op.37 »

Johannes Brahms, « Trion°2 en ut majeur op.87 »

Par Akiko Nanashima, Ji-Yoon Park, Marianne Piketty, Marie-Paule Milone, Matthieu Lejeune, Philippe Pierlot, Denis Pascal, Jacques Gauthier

Dans l’une des plus belles architectures qui soient.  Des lapins bienheureux, à l’accueil.

 

Gérard Garouste au Musée d’Art et d’Histoire du judaïsme

Un film passionnant autant qu’émouvant à propos d’un grand artiste philosophe. En lutte contre l’antisémitisme ordinaire et viscéral, se  référant au sordide paternel, il élargit son propos, parle clair, juste, et développe une oeuvre à la fois solitaire et métamorphique, inspirée de l’étude de la Bible, du Talmud. Quel privilège de pouvoir voir un artiste contemporain au travail et de pouvoir l’entendre ! Quel privilège de connaître Gérard Garouste si modestement élégant et généreux, et de retrouver Elisabeth, sa femme, qui mérite, elle aussi, estime et admiration.

 

 

Le quatuor Van Kuijk, Michel Portal, Daniel Propper, Adi Neuhaus

Dimanche 11 mars, journée de grandes musiques, et de grands musiciens:

A 11h, au Théâtre des Champs-Elysées, le quatuor Van Kuijk a interprété avec intensité le précieux chef-d’oeuvre qu’est le quatuor en fa majeur de Ravel. Ils ne formaient qu’un seul et vibrant instrument. Accueillant Michel Portal ils ont réussi un surprenant quintette pour clarinette et quatuor à cordes de Mozart.

Ils avaient déjà joué merveilleusement pour nous, privilégiés, en janvier « La jeune fille et la mort » et 5 pièces de Webern.

A 18h, à la maison, Daniel Propper nous entraînait dans les cris et les cavalcades des « Echos des batailles », musiques inconnues, créateurs inconnus. Passionnante découverte.

Et à 20h, Adi Neuhaus, jeune pianiste russo-israélien de 21 ans, de manière imprévue, jouait Chopin. Il prépare les grands concours du printemps à venir.

Dialogues des carmélites. Théâtre des Champs-Elysées

Les voix sont superbes, la diction parfaite. La langue française sonne juste, simple, claire. Les chanteurs, les chanteuses surtout, Patricia Petibon, Sophie Koch, Véronique Gens, Sabine Devieilhe, Anne Sofie von Otter…puisqu’elles ont la part belle, sont de puissantes comédiennes parfaitement dirigées.

Le livret, étonnant texte de Bernanos, évoquant le martyre d’une part et la folie révolutionnaire de l’autre, est porté par le chef-d’oeuvre qu’est la musique de Francis Poulenc.

La mise en scène, malgré quelques coquetteries et affèteries est à saluer.

Et il est heureux qu’une telle oeuvre puisse encore être jouée sans que l’Inquisition faussement « laïque » d’aujourd’hui ne s’en offusque et que les Robespierre et autres Danton de tous bords, les prêcheurs imposteurs, ne cherchent à la détruire…

Le 7 février 2018, théâtre des Champs-Elysées.